Quand l’Irlande rencontre l’Auvergne : l’histoire populaire de la Guinness

On croit connaître la Guinness. Pourtant, derrière cette célèbre bière irlandaise se cache une histoire de travail, de transmission et de lieux de rencontre qui résonne étonnamment avec celle des bougnats auvergnats. Le Ventru vous emmène de Dublin jusqu’aux montagnes du Cantal pour découvrir ce qui rapproche ces deux univers populaires.
Le Ventru dégustant une Guinness au Vieux Sanglier, pub inspiré des cafés populaires et des traditions de convivialité entre l’Irlande et l’Auvergne

Par le Ventru

On croit souvent connaître la Guinness.

Après tout, son nom est partout.

On l'aperçoit sur les devantures de pubs, sur les cartes de restaurants et dans les rayons des magasins depuis des décennies.

Et pourtant, comme beaucoup de choses populaires, la Guinness est souvent plus connue que réellement comprise.

Moi le Ventru, je dois bien l'avouer : avant de m'intéresser à son histoire, je voyais surtout une bière noire venue d'Irlande.

Une bière différente.

Une bière de caractère.

Une bière que l'on aime ou que l'on déteste.

Puis j'ai commencé à regarder ce qu'il y avait derrière la mousse.

Et j'ai découvert une histoire qui m'a rappelé quelque chose.

Quelque chose qui ressemble étrangement à nos montagnes.

Logo Guinness avec la harpe emblématique de Dublin, symbole de la célèbre bière irlandaise fondée par Arthur Guinness en 1759
La harpe de Guinness est devenue l’un des symboles les plus reconnaissables de l’Irlande et de l’histoire brassicole mondiale.

Une bière née loin des salons

L'histoire commence à Dublin en 1759.

Arthur Guinness loue alors une vieille brasserie avec l'ambition simple de produire une bière de qualité.

À cette époque, rien ne laisse imaginer que son nom deviendra l'un des symboles de l'Irlande.

La réussite de la Guinness ne s'est pas construite dans les palais.

Elle s'est construite dans les quartiers populaires.

Dans les ateliers.

Dans les campagnes.

Dans les ports.

Dans les pubs.

Au fil des générations, des milliers de familles irlandaises ont travaillé autour de cette brasserie devenue légendaire.

Et c'est peut-être là que cette histoire devient intéressante.

Car elle me rappelle fortement une autre histoire.

Lorsque l'Irlande rejoint l'Auvergne

Chez nous aussi, certaines réussites sont nées du travail.

Pendant des générations, les Auvergnats ont quitté leurs villages pour rejoindre Paris.

Ils devenaient porteurs d'eau.

Livreurs de charbon.

Garçons de café.

Employés.

Commerçants.

Puis parfois propriétaires de leurs propres établissements.

Comme les Irlandais autour de la Guinness, ils ont construit leur avenir à force de travail et de persévérance.

Leur histoire est différente.

Mais leur état d'esprit se ressemble.

Des femmes et des hommes qui bâtissent quelque chose avec leurs mains.

Qui avancent sans faire de bruit.

Qui privilégient le travail aux grands discours.

Une bière noire comme le charbon

En observant une pinte de Guinness, impossible de ne pas penser à ce charbon qui a longtemps accompagné l'histoire des bougnats.

Cette couleur noire profonde.

Cette présence.

Cette identité immédiatement reconnaissable.

Bien sûr, la comparaison s'arrête là.

Mais le symbole est intéressant.

Les Irlandais ont leur "or noir".

Les Auvergnats ont longtemps vécu du charbon noir.

Deux histoires populaires.

Deux mondes différents.

Et pourtant quelques ressemblances inattendues.

Une histoire de lieux où l'on se retrouve

Ce qui m'a le plus frappé, ce n'est finalement pas la bière.

C'est ce qu'elle représente.

Les pubs irlandais sont des lieux de rencontre.

On y parle.

On y rit.

On y chante parfois.

On y partage les nouvelles du quartier.

On y refait le monde.

En cela, ils ressemblent beaucoup aux cafés populaires qui ont accompagné l'histoire des bougnats.

Ces établissements n'étaient pas seulement des commerces.

Ils étaient des repères.

Des refuges.

Des lieux où l'on se retrouvait entre compatriotes.

Cette réflexion m'a d'ailleurs conduit à m'intéresser à l'histoire des cafés populaires et à ce qu'ils représentaient réellement dans la vie des hommes et des femmes qui les fréquentaient.

Une découverte parmi les restaurants du territoire

J'aime les histoires qui voyagent.

Celles qui relient des lieux éloignés.

Celles qui rappellent que des peuples très différents peuvent parfois partager les mêmes valeurs.

En parcourant les restaurants du territoire, je me rends souvent compte que les meilleures découvertes ne sont pas forcément celles que l'on attendait.

Une bière irlandaise peut raconter quelque chose sur l'Auvergne.

Un pub de Dublin peut rappeler un café de bougnats.

Et une histoire née au bord de la mer d'Irlande peut trouver un écho jusque dans les montagnes du Cantal.

Où découvrir la Guinness à Chaudes-Aigues ?

Au fil de mes haltes, j'ai appris qu'une histoire devient toujours plus intéressante lorsqu'on peut la goûter.

Pour ceux qui souhaitent découvrir cette célèbre bière irlandaise sans traverser la mer d'Irlande, la Guinness est désormais proposée dans certains établissements du territoire.

À Chaudes-Aigues, on peut notamment la retrouver chez Gourmet & Glouton, une adresse qui aime raconter l'histoire des produits qu'elle sert autant que les produits eux-mêmes.

Après tout, une Guinness se comprend sans doute mieux lorsqu'elle est dégustée dans un lieu où l'on prend encore le temps de discuter, de partager un repas et de refaire le monde autour d'une table.

Le Ventru continue sa route

C'est aussi pour cela que j'aime tenir Le Carnet du Ventru.

Parce qu'il permet de raconter ce que l'on trouve derrière les produits.

Derrière les recettes.

Derrière les établissements.

Parfois, une simple bière ouvre une porte sur une histoire beaucoup plus vaste.

Et celle de la Guinness en fait incontestablement partie.

Pour ceux qui cherchent un restaurant à Chaudes-Aigues, les assiettes comptent évidemment.

Mais les histoires qui les accompagnent comptent souvent tout autant.

Car au fond, les meilleurs repas sont parfois ceux qui nous font voyager sans quitter la table.

Et si vous vous demandez où manger à Chaudes-Aigues, vous découvrirez rapidement que certaines adresses aiment aussi raconter les histoires qui se cachent derrière les produits qu'elles proposent.

Cette réflexion m'a d'ailleurs conduit à m'intéresser à l'histoire des cafés populaires

Le Ventru dégustant une Guinness au Vieux Sanglier, pub inspiré des cafés populaires et des traditions de convivialité entre l’Irlande et l’Auvergne
Le Ventru consultant une carte du plateau de l’Aubrac
L'auteur
Le Ventru

Testeur incognito et amoureux des vraies tables. Il sillonne les routes du Cantal, de l’Aveyron et de la Lozère en 2CV pour dénicher les adresses qui respectent le terroir et les clients.

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